Oui, sur une rando non chronométrée dont l'organisateur accepte les VTT à assistance électrique (VTTAE), à condition que le vôtre soit conforme à la norme des vélos à assistance électrique (NF EN 15194) : 250 W de puissance nominale, assistance coupée à 25 km/h et active seulement quand vous pédalez. En compétition, la réponse change : l'assistance est interdite à l'UFOLEP, et la FFC réserve ses championnats de France de VTTAE aux licenciés. Aucun règlement national unique ne tranche pour toutes les randos : le règlement de l'organisation, et celui de sa fédération s'il y en a une, font foi.
Ce que disent les fédérations
FFVélo. Le comité régional Centre-Val de Loire de la FFVélo précise que, dans ses sorties, seul le VAE de 250 W, 25 km/h, conforme à la norme NF EN 15194, est accepté, et que l'assistance ne doit agir que si vous pédalez. Il prévient aussi qu'un vélo débridé n'est plus couvert par l'assurance fédérale en cas d'accident. C'est la règle publiée par ce comité : renseignez-vous auprès du vôtre.
UFOLEP. Son règlement national VTT interdit toute assistance au pédalage, électrique ou motorisée, en compétition. Dans l'édition 2019 que nous avons consultée, les e-VTT sont autorisés sur les randonnées non chronométrées.
FFC. Les championnats de France de VTTAE (cross-country, enduro) sont réservés aux licenciés. Le moteur doit figurer sur la liste des moteurs approuvés par la fédération, avec une puissance nominale de 250 W (pointes jusqu'à 750 W) et une assistance qui s'arrête à 25 km/h, avec une tolérance de 5 % au contrôle. Les arbitres vérifient la coupure avant et pendant l'épreuve.
En dehors des fédérations, chaque organisateur fixe ses propres règles. Sur le calendrier de VTTrando, certaines randos affichent « VTTAE » dans leur intitulé.
Comment savoir si votre rando accepte le VTTAE
- Lisez le règlement et le bulletin d'inscription : cherchez les mentions VTTAE, VAE ou e-VTT.
- Écrivez à l'organisateur en cas de doute, et demandez si un départ ou une catégorie est prévu pour les vélos électriques.
- Gardez la fiche technique du moteur sous la main : puissance et coupure à 25 km/h sont les points qu'un contrôle peut vérifier.
- Ne débridez pas le vélo : selon le comité Centre-Val de Loire de la FFVélo, un vélo débridé n'est plus couvert par l'assurance fédérale.
- Comparez la distance et le dénivelé du parcours à l'autonomie réelle de votre batterie, avant de vous inscrire.
Quel VTT électrique pour une rando ?
Semi-rigide ou tout suspendu. Selon le guide d'achat de Decathlon, le semi-rigide couvre environ 80 % des usages de loisir : plus léger, moins cher, plus simple à entretenir, il suffit sur des chemins roulants. Le tout suspendu apporte confort, adhérence et contrôle en descente technique, au prix d'un budget et d'un poids plus élevés.
Le poids. D'après le même guide, un VTT électrique pèse de 22 à 25 kg en version puissante, autour de 20 kg en version allégée.
Le couple. Le guide recommande 60 à 70 Nm pour la randonnée en terrain vallonné et 75 à 85 Nm en montagne. Le Bosch Performance Line CX est livré à 85 Nm, et une mise à jour de mai 2026 (Cleanrider) permet d'atteindre 120 Nm, à condition que le constructeur du vélo l'active. Le couple ne change pas la règle : la limite porte sur la puissance nominale de 250 W.
La batterie. Dans ce guide, l'autonomie réelle tombe de 30 à 50 % sous la valeur annoncée :
| Capacité | Usage | Autonomie réelle |
|---|---|---|
| 500 Wh | Sorties courtes, loisir | 35 à 60 km |
| 625 Wh | Polyvalent | 50 à 90 km |
| 750 à 800 Wh | Grosses journées, montagne | Jusqu'à 110 km en mode éco |
Source : guide d'achat Decathlon.
Pour comparer plusieurs marques à budget égal, chez Kelvélo, le prix d'un VTT électrique va de 2 049 à 14 999 € (relevé du 15 octobre 2026), en semi-rigide ou en tout suspendu, avec des moteurs Bosch, Yamaha, Shimano, TQ ou Fazua.
